IL EST OU, LE BONHEUR ?


L’absence de bonheur, c’est la souffrance…

Voilà ce que j'ai retenu après l'écoute d'une des conférences de Jonathan Lehmann, ancien avocat d’affaires à Wall Street et Paris, puis entrepreneur web en Californie, il anime aujourd’hui la communauté « Les Antisèches du Bonheur » sur Facebook... (lien ci-dessous)


Le stress, la frustration, la peur, la colère est souffrance… et est commune à tous les êtres humains.

La vie, la mort est souffrance…

Espérer ce qui ne se produit pas, être séparé de ceux que l’on aime ou uni à ceux que l’on n’aime pas est souffrance.

La douleur physique ou psychique est souffrance…


Ainsi, le bonheur est l’absence de souffrance !


Le bonheur, c’est dire oui à ce qui est en train de se passer en ce moment, présentement…


Ainsi, on peut mesurer nos progrès sur le chemin du bonheur en ajoutant le nombre de moment de bonheur à notre existence…

Ce qui signifie qu’à chaque instant, nous sommes amenés à choisir entre le bonheur ou la souffrance. Et ce choix dépend essentiellement de notre capacité à porter un regard bienveillant, à accueillir ce que la vie nous offre à éprouver, ressentir.


Or, l’origine de notre souffrance (dépression, non-bonheur) comme nous l’apprenne la plupart des grandes spiritualités anciennes, c’est la tyrannie du mental…


DE LA TYRANNIE DU MENTAL

Avez-vous remarqué qu’il y a une voie dans ta tête qui commente tout ce que vous faites, tout ce que vous dites. Cette voie dans votre tête, c’est comme un renard enragé ou un petit singe malicieux, qui saute de branche en branche…

C’est cette voie qui génère des tensions ou des frustrations (de moi avec moi…).

Ou alors des conflits (de moi avec l’autre…)

L’idée ici est d’apprivoiser ce mental, d’apprivoiser le singe malicieux…



Le mental est compulsif


Notre mental crée 30 à 60 000 pensées / jour. Nous passons donc nos journées à produire du contenu…


Or l’instant présent ne peut que se vivre… Si nous pensons que nous sommes en train de vivre une merveilleuse expérience, alors le fait de penser fait que nous ne vivons justement pas cette expérience.


Le Moi Présent / Histoire


Il y a un autre point essentiel dont il faut avoir conscience… le mental est obsédé par l’histoire de nos vies, c’est ce que Jonathan Lehmann appelle le Moi Histoire.


A savoir que parfois, nous avons tendance à ne vivre que pour l’histoire de notre vie… Phénomène potentialisé par les réseaux sociaux…

N’est-il pas arrivé à chacun d’entre nous de penser à la magnifique photo de ce coucher de soleil, que nous pourrions faire sur Insta, plutôt que vivre le coucher de soleil, tout simplement?


Selon Lehmann, il y a :


- Le Moi Présent, celui que l’on partage avec tous les animaux via nos 5 sens… Ce Moi Présent est régi par notre capacité de conscience et d’attention, vit dans le présent…

- Le Moi Histoire, c’est cette partie de nous qui vit au travers du langage entre le passé et le futur (à savoir notre histoire de vie ou nos projections…).


Nous avons parfois tendance à croire que nous sommes notre Mental, notre Moi-Histoire, l’histoire de notre vie…


Notre quotidien est bien souvent gouverné par notre Mental ou nos émotions…

Mais nous sommes bien plus que cela. Nous ne sommes pas que nos pensées…

Par exemple, lorsque nous ressentons de la tristesse, une partie de nous est triste mais nous ne sommes pas la Tristesse…


La désidentification du Mental


Nous avons donc un gros travail de DESIDENTIFICATION DU MENTAL à faire…

Et ce difficile travail de désidentification permet de transformer la frustration en gratitude, l’angoisse en créativité…


Si vous voulez, le Mental, c’est comme un muscle. Si vous ne l’entrainez pas, il s’atrophie… Cependant, si on le pousse un peu, il devient comme un bouclier… Il nous protège, nous défend, nous motive…


Ainsi, si je me désidentifie de mon Mental, si je me désidentifie de mes pensées, alors la pensée ou l’émotion de tristesse me traverse rapidement, comme un nuage traverse un ciel bleu…


Ainsi, nous pouvons choisir de muscler notre faculté d’attention et d’observation, ne pratiquant la Méditation…


Derrière toute émotion, il y a une sensation physique. Être en capacité d’être attentif à cette sensation physique, c’est être en capacité de reconnaitre notre émotion et donc de ne pas s’y identifier…


LE BIAIS DE NEGATIVITE DU MENTAL…


Avez-vous remarqué qu’une pensée négative pèse plus lourd qu’une pensée positive?


Ainsi si au cours d’une journée on reçoit 9 compliments et 1 reproche, on se souviendra du reproche…


Imaginez bien que l’homme existe depuis 200 000 ans. Pendant 185 000 années, cet homme a été chasseur cueilleur. Cet homme vulnérable était en mode survie.

Depuis 15 000 ans, l’homme est devenu agriculteur. Il s’est regroupé en cité pour se protéger du danger…

L’homme moderne, quant à lui, est passé du mode survie au mode bonheur… Mais le cerveau lui, n’a pas changée de logiciel. Il est resté en mode survie. Ainsi, notre cerveau prête plus souvent attention aux informations négatives pour pouvoir survivre en monde hostile.


Heureusement, grâce aux neurosciences, nous avons découvert la neuroplasticité du mental…

Et ce qui permet de contrer ce biais de négativité du mental, c’est la pratique de la GRATITUDE…


Nous savons tous comme il est difficile d’introduire une nouvelle habitude… Le plus simple est alors d’associer une nouvelle habitude à une ancienne…


Ce que je vous propose de faire, c’est de pratiquer la gratitude sous votre douche… Ce qui vous prend en moyenne 5 minutes par jour!

Car la pratique de la gratitude a un impact sur la capacité du cerveau à créer des moment de bonheur….


✨Alors, prêt(e) à prendre ta douche de gratitude?✨


Pour en savoir plus:

https://www.youtube.com/channel/UCo0DfZvTTX33U0I7vdS2Eig

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Emilie Perrollaz
 

Cabinet de Santé, Chemin du Vernay 28, 1196 Gland

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