COMMENT TROUVER DU TEMPS DANS UN AGENDA SURCHARGE?


Voilà le plus grand défi de notre époque actuelle (en tout cas le mien, qui suis sans cesse à courir): se dégager du temps!


Cela fait si longtemps que j'ai envie de me mettre à l'aquarelle, de refaire des bijoux... mais "j'ai pas le temps"!!!


Comme dit précédemment, CHAQUE FOIS QUE VOUS DITES OUI A QUELQUE CHOSE, VOUS DITES NON A AUTRE CHOSE!

Si vous dites "Oui" pour scroller sur FB, vous dites "Non" (consciemment ou pas) à peut-être prendre un livre, regarder un film, faire un jeu avec votre chéri...

Et pourtant, nous avons parfois de la peine à renoncer à des habitudes (ou des objectifs) qui ne fonctionnent plus, alors nous laissons "la porte ouverte".

Ce qui veut dire que nous nous laissons happer.

Le souci, c'est que ça prend beaucoup d'énergie (et de temps) de maintenir "toutes ces portes ouvertes", tous ces habitudes / objectifs qui ne font plus sens ...

Mais peut-être présentez-vous que les ressources utilisées à maintenir des portes ouvertes vous empêchent de vous investir dans de nouveaux habitudes / objectifs...



COMBIEN DE TEMPS PASSEZ-VOUS DEVANT LES ÉCRANS?


Comme vous l'avez peut-être compris, gagner du temps est le défi de ma nouvelle année...

C'est pourquoi je vous propose cette série de questions, après avoir, moi-même, mené une réflexion de fond pour questionner mes habitudes...


Je me suis notamment penchée sur la place des Réseaux sociaux (RS) en particulier et les écrans en général dans mon quotidien...

Pour ce qui est des RS, je les utilise soit pour voir ce que proches ou amis partagent, voir les éventuels évènements, acheter des objets divers seconde main, ou communiquer avec vous sur ce qui me tient à cœur. La liste qui précède, je la considère comme pas forcément idéal mais acceptable.

Mais ce qui devient problématique, c'est quand l'appli, quelle qu'elle soit (FaceBook, Instagram) prend le contrôle de mon attention et me maintient pendant des heures, connectée (le but inavoué de toute appli). Et ça, c'est inacceptable! Je refuse de sacrifier mon précieux temps à ça!

J'ai donc installé une appli, j'ai débuté à 5h30 par semaine. J'en suis à 3h30 par semaine. Oui, c'est encore beaucoup, mais c'est déjà ça... Et je me suis fait le Instagram Dry January (c'est à dire que je n'ai pas publié ni consulté IG pendant 1 mois...)

C'est toujours 2h de gagner pour faire du yoga.


L'autre jour, j'ai une Maman qui m'a amené son fils de 12 ans pour phobie scolaire et consommation excessive d'écrans. Certes, il y a tout un travail à faire avec cet enfant, mais je pense que c'est aussi l’occasion pour les parents, de questionner leur propre lien avec les écrans et les RS. Vous êtes d'accord qu'on ne peut pas demander à nos enfants, ce que nous ne sommes peut-être parfois, pas capable de faire...

Car, en 2022, hormis les ultra-seniors, LES ÉCRANS, TOUS CONCERNÉS!!!



LE SENTIMENT DE PERDRE LE CONTRÔLE DE NOS VIES…


En janvier, j'ai lu un article passionnant dans Usbek et Rica (titre ci-dessus) de Diane Delaurens, Ancienne élève de l’ENA et philosophe…


En ces temps Covidés et écologiquement délétères, le sentiment d‘impuissance est une constante chez la plupart de nos contemporains.

Les causes de ce détestable sentiment sont multiples : complexification du monde, accélération de l’information, communication préférée aux résultats, le tout accentué par la technologie devenue omniprésente…

Elle émet ainsi l’hypothèse que les Burn Out sont la conséquence d’attente de résultats toujours plus hauts avec des moyens toujours plus faibles… nous confrontant par là-même à nos manques, nos limites, notre impuissance. Nous contraignant alors à l’inaction ! De plus, les RS célébrant tour à tour, chaque réussite individuelle quotidienne comme une prouesse en soi, poussent chacun d’entre nous à l’autopromotion permanente. Et de citer D. Delaurens : « La pression constante pour exister, montrer que l’on vit et que l’on agit, pousse lentement mais surement l’action vers l’agitation ».

« L’élévation du niveau d’éducation, l’information devenue universelle et le présupposé libéral que chaque individu est capable et autonome, placent une attente démesurée sur chacun d’entre nous. »


« Ainsi, agir suppose : -comprendre le contexte et les enjeux -réfléchir à son objectif -décider d’une voie à suivre pour la réaliser -agir conformément aux étapes précédentes ».


Complexification du monde, spécialisation des savoirs, accélération de la connaissance nous incite à l’action permanente… « Et plus nous agissons, plus nous avons l’impression d’être impuissant."


N'est-ce pas très éclairant? C'est cet article qui a fait l'effet d'une déflagration dans ma conscience, les premiers jours de janvier...



L’ODYSSÉE, HOMÈRE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX (RS)...


Une image me vient lorsque je pense aux RS, Ulysse, attaché à son mat, ligoté, écoutant le chant des sirènes...


Épisode fameux de l’Odyssée d’Homère, le chant des Sirènes fascine.

Et si ce récit nous aidait à mieux comprendre les tentations et séductions du monde moderne ?

Ainsi, les sirènes nous parlent de tentation et de notre capacité d’y résister, de puissance de la séduction, de nos faiblesses qu’exploitent les flatteurs et les beaux parleurs, de notre insatiable soif d’attention et de reconnaissance, de nos plaisirs coupables…


En d’autres termes, les RS, en exerçant leur tentation destructrice et irrésistible, flattent notre égo, nous laisse à croire que nous pouvons sortir du lot, être reconnu par le plus grand nombre, obtenir résonance et finance en faisant de manière permanente notre auto-promotion. Le risque étant tout de même de se faire dévorer, dépecer par les Sirènes elles-mêmes, car seuls quelques-uns sortiront du lot, laissant nombres déçus sur la bas-côté…


LE MONDE D’APRÈS…


Le monde d’après, nous en avons tous rêver et pourtant, le monde tel qu’il se décline aujourd’hui n’a jamais été aussi dépendant de la technologie. La "dictature sanitaire" qui sévit en Europe fait de notre liberté petit bois pour le feu… Nous sommes de plus en plus interconnectés virtuellement, mais de plus en plus seuls en présentiel. Certains souffrent même du « syndrome de la cabane » leur laissant percevoir le monde comme une source d’angoisse incommensurable. L’autre, l’extérieur devient menaçant, alors il se retire dans « l’entre-soi » voire dans « le soi-à-soi ». Réveil à l’aube de la biennale du SAR-COV2 avec la gueule de bois !



QUELQUES SUGGESTIONS POUR SURVIVRE AUX ECRANS...


-Isoler du temps en début ou fin de journée. Depuis début janvier, j'ai décider de reprendre le "journaling", c'est à dire écrire mes pensées, réflexions sur la journée écoulée. Après le repas, je me dégage 10 minutes pour griffonner quelques mots... ce qui me permet de digérer ce qui s'est vécu "à travers moi".


-Ritualiser des moments à soi: par exemple, je me lève 10 minutes plus tôt le matin pour faire mes 10 salutations au soleil.


-Se désengager. En effet, les journées ont 24h et vous ne pouvez pas repousser les "murs du temps". Alors faites des listes, priorisez. Osez dire non. Remettez-vous au centre. Annulez des taches. Oui, je sais c'est difficile. Renoncer, prendre conscience de ses limites... c'est pas facile!


-Transformer ses moments d'attentes (dans la file à la Poste, dans le train pour aller au boulot) pour réfléchir à un projet, un objectif... et garder sur soi un carnet et un crayon pour se libérer la tête et ne pas perdre le contenu de ses réflexions.


-Limiter sa consommation de Réseaux Sociaux (RS) Car n'oublions pas, la première heure de notre journée est la plus importante. Alors pensons à mettre une appli pour limiter la consommation de RS. Pour ma part, j'ai divisé par deux mon temps sur les réseaux depuis que j'ai installé une App Block...