COMMENT SE DÉROULE L'ACCOMPAGNEMENT D'UN ENFANT OU D'UN ADOLESCENT?
Dernière mise à jour : 4 sept.

Lorsqu’un enfant traverse une période difficile, les parents se demandent souvent s’il est nécessaire de consulter — et surtout ce qui attend leur enfant derrière la porte du cabinet.
Va-t-il devoir raconter ce qu’il ressent ?
Restera-t-il seul avec moi ?
Les parents participeront-ils aux séances ?
Et que se passe-t-il s’il n’a pas envie de parler ?
Ces questions sont parfaitement légitimes. Voici quelques repères pour mieux comprendre ma manière d’accompagner les enfants et les adolescents.

QUAND DEMANDER DE L'AIDE
Il n’est pas toujours facile de savoir si les difficultés rencontrées font partie d’une étape passagère ou si l’enfant aurait besoin d’un soutien extérieur.
Les parents me contactent notamment lorsque leur enfant ou leur adolescent :
se montre particulièrement anxieux, triste, irritable ou replié ;
éprouve des difficultés à réguler ses émotions ;
manque de confiance en lui ;
présente des peurs, des troubles du sommeil ou des manifestations physiques liées au stress ;
traverse un deuil, une séparation ou un changement familial important ;
rencontre des difficultés à l’école ou dans ses relations ;
subit une situation de harcèlement ;
vit des conflits répétés au sein de la famille ;
semble avoir perdu son élan, ses repères ou ses moyens habituels de faire face.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne insupportable. Une consultation peut aussi permettre de comprendre ce qui se joue, de mobiliser les ressources de l’enfant et d’éviter que les difficultés ne s’installent.
J’accueille les enfants à partir de 9 ans, ainsi que les adolescents.

LE PREMIER CONTACT
Le premier échange a généralement lieu avec l’un des parents. Il permet de comprendre brièvement la situation, de connaître les démarches déjà entreprises et de vérifier si mon accompagnement peut correspondre aux besoins de l’enfant.
Dans certaines situations, l’intervention d’un autre professionnel peut être préférable ou complémentaire : pédiatre, pédopsychiatre, psychologue, psychothérapeute, neuropsychologue ou intervenant scolaire.
Si nécessaire, je peux collaborer avec les professionnels qui entourent déjà l’enfant, avec l’accord de ses représentants légaux et dans le respect du cadre de confidentialité.

LA PREMIÈRE RENCONTRE
La première séance se déroule généralement en présence de l’enfant et de l’un de ses parents — ou des deux lorsque cela est souhaité.
Ce temps partagé permet à chacun d’expliquer, avec ses propres mots, ce qui motive la rencontre. Le parent apporte son regard sur la situation, tandis que l’enfant est invité à dire ce qu’il comprend de la démarche et ce qu’il aimerait voir changer.
Il arrive qu’il ne sache pas quoi répondre, qu’il ne soit pas d’accord avec ses parents ou qu’il préfère observer avant de parler. Tout cela fait déjà partie de la rencontre.
Je porte également attention à la manière dont l’enfant et ses parents communiquent, s’écoutent et réagissent ensemble. Il ne s’agit pas de chercher un responsable, mais de mieux comprendre ce qui se vit au sein de la famille et ce dont chacun pourrait avoir besoin.
Selon l’âge de l’enfant, sa maturité et son aisance, une partie de la séance peut ensuite se poursuivre seul avec moi.

FAIRE CONNAISSANCE AVANT DE VOULOIR "RÉPARER"...
Mon expérience d’infirmière en santé mentale m’amène à accorder une grande importance à l’histoire de l’enfant et à son environnement.
Nous explorons progressivement :
son quotidien et son parcours ;
sa place dans la famille ;
sa scolarité et ses relations ;
les événements importants qu’il a traversés ;
ses émotions et ses manifestations corporelles ;
ses difficultés, mais aussi ses intérêts, ses forces et ses ressources.
Avec les plus jeunes, cette exploration ne prend pas nécessairement la forme d’un entretien classique. Le jeu, le dessin, les objets, les images ou les figurines permettent souvent d’exprimer ce qui ne peut pas encore être formulé avec des mots.
L’objectif n’est pas de faire parler l’enfant à tout prix. Il est d’abord de créer une relation dans laquelle il puisse progressivement se sentir suffisamment en sécurité pour être lui-même.

COMMENT SE DÉROULENT LES SÉANCES SUIVANTES...
Les séances sont adaptées à l’âge, à la personnalité, au rythme et aux besoins de chaque enfant.
Nous pouvons alterner des temps de parole, de jeu, de mouvement, de respiration, de création ou de relaxation. Une séance avec un enfant n’est donc pas toujours très silencieuse ni parfaitement immobile — et c’est très bien ainsi.
Selon la situation, je peux notamment proposer :
des jeux et des médiations créatives ;
le dessin, le collage ou la pâte à modeler ;
des figurines pour représenter une situation familiale ou relationnelle ;
des exercices corporels et respiratoires ;
de la sophrologie adaptée aux enfants ;
de l’hypnose ;
de la relaxation ou de courtes pratiques de méditation ;
des explorations sensorielles ;
des outils pour reconnaître, nommer et réguler les émotions.
Ces outils ne sont pas des recettes appliquées automatiquement. Ils sont choisis en fonction de ce que vit l’enfant, de ce qui lui convient et de ce qu’il accepte d’expérimenter.
POURQUOI PASSER PAR LE CORPS ET LE JEU?
Les enfants ou adolescents ne disposent pas toujours des mots nécessaires pour expliquer ce qu’ils ressentent. Leur malaise peut alors s’exprimer autrement : agitation, colère, retrait, maux de ventre, difficultés d’endormissement, pleurs ou comportements inhabituels.
Le corps, le jeu et l’imaginaire leur offrent d’autres chemins pour :
reconnaître leurs sensations ;
mieux comprendre leurs émotions ;
retrouver un sentiment de sécurité ;
développer leurs capacités d’apaisement ;
prendre conscience de leurs ressources ;
expérimenter de nouvelles manières de réagir.

-La sophrologie
Chez l’enfant, la sophrologie prend une forme concrète et ludique. Elle peut associer respiration, mouvements, jeux sensoriels, imagination et détente.
Elle aide progressivement l’enfant à mieux percevoir son corps, à repérer les signes de tension et à découvrir des moyens simples de retrouver son calme.

-La méditation et l'attention au moment présent
De courtes pratiques adaptées à l’âge permettent à l’enfant d’observer ce qui se passe en lui et autour de lui : sa respiration, ses sensations, ses émotions, ses pensées ou les sons environnants.
Il ne s’agit pas de lui demander de “faire le vide” ni de devenir parfaitement calme. Il apprend plutôt à reconnaître ce qu’il vit sans être immédiatement emporté par ce qui le traverse.

-L'hypnose
Les enfants utilisent naturellement leur imagination lorsqu’ils jouent, inventent une histoire ou se plongent dans un univers qui les passionne.
L’hypnose s’appuie sur cette capacité. Elle peut aider l’enfant à mobiliser ses ressources et à imaginer d’autres réponses face à une peur, une douleur ou une difficulté du quotidien.
L’enfant reste acteur de l’expérience : il peut parler, bouger, ouvrir les yeux, interrompre l’exercice ou refuser une proposition.

-Les massages sensoriels
Les massages sensoriels permettent à l'enfant de développer sensorialité et corporéité.
L’objectif de cette approche sera d’apaiser, de soulager et d’apporter un moment de détente en proposant des stimulations sensorielles par l'expérimentation de diverses textures sur les parties découvertes de son corps ou au travers de ses vêtements.
Ces massages sont tout particulièrement indiqué chez un enfant tendu, déprimé. Cela lui permet ainsi de mettre à distance des pensées envahissantes, en se mettant en contact avec son enveloppe charnel.
QUELLE PLACE POUR LES PARENTS?
Les parents restent des partenaires importants de l’accompagnement. Selon la situation, ils peuvent être présents durant tout ou partie des premières rencontres, participer ponctuellement à une séance ou bénéficier d’un temps d’échange séparé.
Parallèlement, l’enfant ou l’adolescent a besoin de disposer d’un espace personnel, dans lequel sa parole puisse être accueillie avec respect.
Je ne rapporte donc pas systématiquement aux parents tout ce qui est dit en séance. Lorsque certaines informations doivent être partagées, j’en parle autant que possible avec l’enfant et recherche avec lui la manière de les transmettre.
Cette confidentialité connaît cependant une limite : si j’estime que sa sécurité ou celle d’une autre personne est menacée, j’en informe ses représentants légaux et, si nécessaire, les professionnels concernés.

ET SI L'ENFANT NE VEUT PAS VENIR?
Un enfant peut se montrer hésitant lors d’une première rencontre. Il peut avoir peur d’être jugé, puni, interrogé ou considéré comme “le problème” de la famille. Cette réticence ne signifie pas forcément qu’aucun travail n’est possible.
En revanche, je ne souhaite pas engager durablement un accompagnement contre sa volonté. Son adhésion, même progressive, est essentielle.
À la fin des séances, je prends donc le temps de vérifier comment il a vécu la rencontre et s’il accepte de poursuivre. Il peut aussi arriver qu’un enfant souhaite faire une pause. Celle-ci peut être discutée ensemble, en tenant compte de ses besoins et de la situation clinique.
COMBIEN DE TEMPS DURE L'ACCOMPAGNEMENT?
Il n’existe pas de durée définie à l’avance.
Certains enfants ont besoin de quelques rencontres autour d’une difficulté précise. D’autres nécessitent un accompagnement plus régulier ou une prise en charge coordonnée avec le médecin et les autres professionnels du réseau.
Des points de situation sont réalisés avec l’enfant et ses parents afin d’évaluer les évolutions, les besoins actuels et la pertinence de poursuivre, d’espacer ou d’interrompre les séances.

TARIFS ET REMBOURSEMENT
Les séances relevant de la sophrologie ou de l’hypnose peuvent, selon le contrat souscrit, être partiellement remboursées par certaines assurances complémentaires.
Ma reconnaissance ASCA ne garantit toutefois pas automatiquement le remboursement. Il appartient aux parents de se renseigner directement auprès de leur assurance avant le premier rendez-vous, en précisant la méthode concernée et le nom de la thérapeute.
Les tarifs et les modalités pratiques en vigueur sont disponibles sur mon site ou peuvent être précisés lors du premier contact.
UN PREMIER ÉCHANGE?
Si vous vous interrogez sur la situation de votre enfant ou de votre adolescent, vous pouvez me contacter afin de m’exposer brièvement votre demande.
Ce premier échange nous permettra de déterminer si mon accompagnement peut lui convenir et d’envisager, si nécessaire, une autre orientation.
L’essentiel n’est pas que l’enfant sache déjà expliquer ce qui ne va pas.
Quelques mots, un dessin, un jeu ou même un silence peuvent constituer un premier pas.

Au plaisir de vous rencontrer...




Commentaires