RÉSILIENCE ET RÉTABLISSEMENT LORSQUE L'ON EST STRESSÉ, ANXIEUX OU DÉPRIMÉ...


Comme dit dans le post précédent, il existe différentes façons de sortir de l'anxiété.

Nous avons ainsi vu la mise en énergie, le mois précédents.


Nous aborderons le mois prochains quelques contributions de la psychologie parmi les nombreuses découvertes récentes qu'il s'agisse de psychologie cognitivo-comportementales, psychologie positive...


Mais aujourd'hui allons plutôt explorer les émotions...


Quelques définitions en préambule


-Sensation:

Une sensation est une information transmise par un capteur (ou récepteur) sensoriel au système nerveux central. Le récepteur est activé physiquement par un stimulus et envoie une information chimique et/ou électrique jusqu'au cerveau central. Une sensation dure le temps que la stimulation dure (sauf habituation). La perception est l'arrivée à la conscience de la sensation.


Les émotions sont dans le corps! Elle sont associées à des sensations . Savoir nommer les sensations est une compétence essentielle de l'intelligence émotionnelle.


-Émotion (circuit rapide)

Une émotion est une réaction physiologique spécifique d'adaptation de l’organisme. Son expression dure environ 90 secondes, quelques minutes au maximum. Les émotions sont des outils au service de la survie de l'espèce. Elles nous guident dans nos choix quotidiens, orientent nos actes, nourrissent nos pensées, préparent notre organisme à répondre à son environnement ou le réparent selon les besoins.


L'information sensorielle arrive à l'amygdale qui déclenche directement la réaction émotionnelle dans le corps. Les émotions nous permettent de nous adapter aux situations que nous vivons...


-LA GESTION DES ÉMOTIONS...


Pour commencer, je vous renvoie tout d'abord vers l'un des articles que j'ai écrit il y a quelques temps déjà sur l'alphabétisation émotionnelle, expression chère à I. Filliozat, psychologue clinicienne...

https://www.emilieperrollaz.com/post/comment-developper-ton-intelligence-%C3%A9motionnelle-si-tu-es-1-illettr%C3%A9-%C3%A9motionnel


De la nécessaire gestion émotionnelle


Certains d'entre nous sont devenus des "infirmes émotionnels" (et promis, je ne citerais personne...), car la mémoire traumatique de nos souvenirs d'enfant (peur d'être jugé, blessé, humilié, rejeté, ignoré...) a dérégulé notre capacité à gérer nos émotions. Ce qui peut alors avoir des impacts dans notre quotidien (relationnel, professionnel...).


En effet, l'émotion est un signal qui se rappelle à nous, nous laissant à voir le vécu d'une expérience douloureuse. La répression émotionnelle est toxique car elle nous entraine dans des mécanismes défensifs, des scénarii répétitifs, des compulsions ou une symptomatologie somatique...


D'autres encore sont submergés par leur "émotionnalité" et ne savent pas quoi faire de ce tsunami émotionnel. Quoi qu'il en soit, trop ou trop peu, l'émotion a un sens, une fonction et une réalité corporelle...


Ainsi, identifier, nommer, gérer ses émotions est une stratégie efficace pour ne pas en devenir esclave...

L'art de la métaphore...


Ce que j'aime bien dire a mes patients, c'est que notre corps, c'est notre véhicule.

C'est lui qui nous permet d'être dans la matérialité, dans le mouvement, d'habiter l'espace.

Pour avancer, pour faire tourner le moteur, notre corps a besoin de carburant.

Et il y en a 2...

L'amour et la joie!

Sur le tableau de bord, nous avons des signaux qui s'allument parfois...

Sais-tu ce qu'ils représentent?

Ce sont nos émotions (la peur, la tristesse, la colère...).

Or, si tu veux aller loin, tu dois ménager ta monture!

Et si tu ne prêtes pas attention aux signaux sur le tableau de bord, alors tu finis au garage!

Et si tu ne mets pas assez de carburant, tu finis en panne sèche.!

Alors, pas envie de finir sur le bord de la route j'imagine...

Chaque émotion a un sens...


-La tristesse


La tristesse sert à accepter, accueillir la perte (perte d'un travail, d'un être cher, d'un statut), bref faire le deuil. Elle nous permet de créer un espace refuge pour revenir à soi, solliciter la bienveillance de nos proches...


La tristesse se vit corporellement par une posture "d'accablement" (épaules voutées, visage triste ou fermé), une sensation de froid, de baisse d'énergie, des larmes, un repli sur soi allant parfois jusqu'à l'isolement.


Autrefois, en Espagne ou dans certaines campagnes, les femmes notamment signifiaient leur désarroi en portant le deuil, à savoir des habits noirs signifiant que la personne traversait un moment douloureux...


Aujourd’hui, ce rituel a disparu. Est-ce réellement un progrès? Quelle place laisse-t-on à la tristesse dans notre quotidien?

Avez-vous déjà remarqué qu'un "Comment ça va?" appelle un "Ça va!" et qu'une autre réponse est souvent mal vécue par votre interlocuteur!


-La colère


La colère sert à marquer son territoire et demander réparation.


J'aime bien donner l'exemple des animaux car ils sont très signifiants.

Ainsi, que se passe-t-il lorsqu'un chien entre dans le périmètre d'un chat?

Le chat fait le dos rond, crache et montre les griffes...


Et nous humain, faisons la même chose. Nous crions, hurlons, tapons du pied ou dans les cas extrêmes, du poing!

Nous signifions donc que nous sentons intrusé, pas respecté, envahi... et nous souhaitons réparation par des excuses, une contrepartie ou que sais-je encore.


La colère se manifeste dans le corps par le cœur qui s'accélère, un bouillonnement interne, des joues rouges, une sensation de chaleur, les poings serrés, les sourcils froncés, un besoin de taper, crier...


-La peur


La peur sert à nous protéger du danger, assurer notre survie, anticiper.

Le stress est une réaction physiologique non spécifique d'adaptation à toute situation.

Ainsi, il y a 3 attitudes face au danger, c'est ce que l'on appelle les 3 F (Fight, Freeze ou Fly) à savoir l'attaque, le figement, ou la fuite.


Ainsi, lorsque nous étions des Hommes préhistoriques et que nous nous trouvions face à un mammouth, nous pouvions soit fuir, attaquer ou faire le mort.


Notre cerveau qui est un cerveau préhistorique dans un corps d'Homme moderne a appris à faire plus souvent attention à ce qui ne va pas (danger) plutôt qu'à ce qui va... Ne pas voir un lion des cavernes pouvait être fatal, alors que passer à coté de bais était sans grande importance...


Ceci explique également, pourquoi, encore aujourd'hui, nous avons tendance à faire plus attention à ce qui ne va pas (vécu comem danger) qu'à ce qui va. C'est ce qu'on appelle un biais cognitif.


Ainsi, la peur dans le corps se manifeste par le cœur qui s'accélère, la chair de poule, une sensation de froid, un visage pale et parfois des pleurs.


Les approches psycho-corporelles, des outils vers le mieux être...


Les approches psychocorporelles sont d'un grand soutien pour prévenir la dépression, l'anxiété, le burn out, les troubles du sommeil... et toutes les maladies psychiques surreprésentées depuis le début de notre siècle.


En effet, qu'il s'agisse de méditation, relaxologie, hypnose, conscience corporelle ou des massages, l'invitation est de remettre le focus sur le corps, outil accessible et mobilisable en tout temps.


Revenir au corps permet de libérer les tensions...

J'aime bien ce graphique de Claude Steiner , psychologue français, qui illustre parfaitement, ce qui se passe lorsque l'on tente de ne pas sentir, de ne pas accueillir nos sensations ou nos émotions.


https://www.emilieperrollaz.com/post/comment-developper-ton-intelligence-%C3%A9motionnelle-si-tu-es-1-illettr%C3%A9-%C3%A9motionnel

Ainsi, nombre d'entre nous choisissent inconsciemment d’anesthésier leur corps, de manière à ne pas reconnaitre leurs émotions, à ne pas sentir ce qui fait souffrir.


Un bébé a une respiration abdominale alors que nous, adultes, avons tendance à avoir une respiration essentiellement thoracique. Cette manière de respirer stoppe le flux des émotions. Nous bloquons ainsi le diaphragme, « comme si nous faisions un nœud avec le plexus ». Ces comportements réactionnels sont automatiques sous l'impulsion du stress et des tensions de notre quotidien.


De ce fait, travailler sur le corps permet révéler notre intelligence émotionnelle... Il nous permet de nous recentrer et de distancier nos ruminations anxieuses, incertitudes.... d'être en empathie avec l'autre!

Revenir à la sensation, à l'instant présent permet également de prendre simplement conscience que l'on est vivant et suffisamment en bonne santé pour pouvoir se mettre en mouvement.


Nous développons ainsi notre "pouvoir d'agir".

Ressentir force et puissance dans le corps permet de nous sentir mieux armer pour faire face aux épreuves de la vie, quelles qu'elles soient.

Le psycho-péristaltisme ou la capacité à gérer ses émotions...


Gerda Boyesen:

“Le corps a dans sa propre organisation, un mécanisme pour dissoudre et résoudre le matériel inconscient et le stress. Ce mécanisme est situé en profondeur, dans le système végétatif. Je l’ai appelé le psychopéristaltisme. Je le considère comme le principal régulateur de la décharge de l’énergie nerveuse, avec la possibilité de “digérer” les névroses et de gérer l’équilibre de l’énergie vitale de l’organisme. Le péristaltisme intestinal ne fait pas que décharger ce surplus, il stimule aussi une circulation énergétique correcte. Aussi, je vois également les organes intestinaux comme un mécanisme générateur qui, dans des conditions de relaxation et d’absence de conflit, permet le fonctionnement bioénergétique des cellules et des tissus”(Entre psyché et soma, Gerda Boyesen).


Ainsi, le psycho-peristaltisme est l'ensemble des mouvements intestinaux, qui ne sont pas déclenchés par la digestion des aliments mais par la digestion d'état émotionnel, du stress...


Ainsi, lorsque je propose des approches corporelles en séance, je suis toujours à l'écoute de ce que "LE CORPS A À DIRE"...


Le psycho-peristaltisme permet le nettoyage des effets de la psyché sur le corps et la restauration physiologique de l’organisme (nettoyage des toxines, autoguérison des tissus, stimulation du tonus, libération des fibres musculaires).

La décharge végétative est la clé du soulagement.


Ce phénomène n'est possible que dans un état de détente et de sécurité intérieure, qui permet le lâcher-prise.

Utiliser le magnétisme du corps...


Le magnétisme est une discipline ancestrale. La relation des médecins avec "ceux qui travaillent avec les énergies" reste ambiguë : parfois de la défiance ou de la collaboration.


Officiellement, les deux pratiques s’opposent, l’une est savante, apprise en universités ou en écoles, tandis que l’autre est empirique et transmise par les anciens. Elles ont toujours cohabité depuis l’Antiquité avec plus ou moins de difficultés.


Aujourd’hui, considérée comme une médecine alternative, le magnétisme intervient là où la médecine conventionnelle échoue.


Le magnétisme repose sur le fait que tout être humain, toute matière, contient de l’énergie. Pour qu’un individu soit en bonne santé, autrement dit que son organisme fonctionne bien, cette énergie doit circuler correctement.


Nous avons tous une capacités à utiliser cette énergie. Certaines personnes, formées à diverses techniques de soins énergétiques, sont en mesure d’utiliser cette énergie pour soulager certains maux. Les soins dits énergétiques ont une action sur le corps énergétique, en opposition avec la médecine conventionnelle qui agit sur le corps physique, biochimique.


Ayant fait une formation en ACCESS BARS® (technique énergétique qui permet de libérer des blocages, des croyances, des conditionnements, des pensées, des charges accumulées qui sont aujourd’hui inutiles et qui nous limitent dans notre quotidien par l'activation de 32 points sur la tête) il m'arrive d'utiliser cette technique sans la nommer.


Sans la nommer, car ayant eu une formation académique en soins infirmiers, cela amènerait de la confusion, qui ne me parait pas nécessaire...


Ce que j'en observe, c'est une très grande détente chez le patient, une plus grande réceptivité aux suggestions hypnotiques ainsi que une sensations de grand délassement et de ressourcement.

ATTENTION, les recettes Betty Bossy n'existent pas!


Cependant, malgré tous ces recommandations, conseils... je suis au regret de vous annoncer que les recettes d'Emilie n'existent pas... Malheureusement!


Et ceux qui prétendent que les recettes Betty Bossy existent, sont des vendeurs de rêves.


Je me permets tout de même quelques suggestions, basées sur mon expérience ou ma pratique auprès de patients:


-pour se débarrasser d'une croyance limitante, encore faut-il être conscient de ses valeurs, de ses besoins et de ses croyances (limitantes ou pas).

Ces même croyances sont souvent le fruit de notre éducation ou de notre culture (judeo-chretienne notamment mais pas seulement).


-une fois que l'on a conscience de cette croyance, il est souhaitable de réévaluer ce système avec lequel nous nous sommes construit, de manière à remettre nos valeurs et nos besoins au centre.


-sortir de l'enfermement que nos croyances limitantes impliquent, nécessite d'aller "embrasser nos démons", à savoir aller explorer notre part d'ombre et d'affronter nos peurs (ce qui peut parfois nécessiter de se faire aider selon l'ampleur de ces peurs, je vous laisse seul juge).


Je peux vous dire que la rencontre avec mes peurs fut bien souvent douloureuse et m'a obligé à reconnaître ma vulnérabilité et demander l'aide de professionnels...

(NB: aujourd'hui, l'une de mes motivations à aider l'Autre à devenir meilleur(e) est une manière de rendre ce que j'ai moi-même reçu ).

Cette étape de rencontre avec nos peurs est malheureusement non négociable...

En d'autres termes, il s'agit de sortir de notre zone de confort pour aller vers notre zone de magie ou encore, sorti de la Caverne de Platon.


L'expérimentation des états modifiés de conscience (auto-induits ou induits par un thérapeute) peuvent permettre cette réévaluation et cette ouverture vers un nouveau paradigme.


-Et enfin, vivre son incarnation (son corps, sa vie) comme un terrain d'expérimentation...

Car rien n'est acquis.

Tout est en mouvement.

Bref, l'impermanence, chère aux bouddhistes.


N'oublions pas que nous avons une vie pour devenir meilleur(e)... alors surtout, de la bienveillance, pour soi avant tout et pour les autres aussi.


Pour conclure, cette phrase de Henry Ford: "que vous pensiez être capable de quelque chose ou non, vous avez raison".


Le mois prochain, je vous apporte quelques éclairages sur les apports de la psychologie sur la gestion de l'anxiété et du stress...